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En optant pour ce leitmotiv tout à la fois éclectique et inédit, la première édition des Assises de l'agriculture, qui s'est tenue hier à Meknès, aura revêtu cette consonance autrement plus particulière.
Pour la première fois, et c'est le moins que l'on puisse dire, le secteur primaire dans sa globalité peut se targuer de disposer d'un véritable "tableau de bord" et d'une visibilité qui, cette fois-ci, serait à même de s'inscrire dans la durée.
Une démarche qui a aussi cette particularité de faire fi de ses simples palliatifs. Pour accéder à des sillons de croissance forte et soutenue, c'est désormais une kyrielle d'actions qui vont être menées tambour battant pour déboucher sur une approche qui donne toute sa plénitude au développement durable.
"Plan vert Maroc", l'intitulé est, en lui-même, révélateur, car il sous- tend, d'emblée, cette dynamique d'évolution, harmonieuse, équilibrée et évolutive. Et pour preuves, six idées forces seront retenues pour une relance de l'agriculture et pour que cet important pan de l'activité économique ne soit plus à l'épreuve de ces facteurs pernicieux surtout d'ordre exogène. Partant du principe selon lequel "l'agriculture peut et doit être le principal moteur de l'économie nationale", on compte bien séparer le bon grain de l'ivraie et faire en sorte que, sur la prochaine décennie, voire plus, ce secteur puisse impacter positivement le PIB, créer plus d'emplois et, par ricochet, consolider le potentiel export. Ce secteur doit être "pour tous" sans exclusive, par l'entremise d'une stratégie différenciée, adoptée à tout un chacun. "La nouvelle stratégie doit s'adresser à l'ensemble des acteurs dans leur diversité et leurs contraintes socio-économiques; elle devrait surtout s'appuyer sur des moyens adaptés".
Sans pour autant occulter le fait que cette activité névralgique devrait prendre à bras-le-corps ses goulots d'étranglement, on compte aller de l'avant en adaptant à la texture locale des modèles d'organisation innovants avérés, à l'instar de "l'agrégation" ou encore de l'acte d'investir vers la création d'emplois productifs. Canaliser près de 10 MMDH annuellement, incontestablement le, le "Plan vert Maroc" ne peut que ratisser large, car il devrait se traduire par la création de plus de 1.500 projets. Certes, l'aléa reste omniprésent. Il n'empêche, ce même plan aura des impacts "colossaux" en termes, renchérit-on, de croissance économique, d'emplois, des exportations et de lutte contre cette intenable précarité.
Avec plus d'un million d'entreprises agricoles, le "Plan vert Maroc" n'aura rien à envier aux autres démarches dédiées entre autres aux activités secondaire et tertiaire. Plus qu'un envol, cette démarche pragmatique a aussi cette particularité de raffermir l'INDH, surtout celle qui a porté sur les fonts baptismaux le principe sacro-saint de la solidarité.
Le Matin
Publié le : 26/05/2008
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