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| Laâyoune-Boujdour-Sakia el Hamra
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La région de Laâyoune – Boujdour – Sakia El Hamra regroupe les provinces de Laâyoune et Boujdour . S’étendant sur une superficie de 139.480 Km² et avec une population estimée à
256.152 habitants en 1998 dont 92 % habitent en milieu urbain.
Cette région est limitée au Nord par la région de Guelmim – Es Smara, au Sud par la région de Oued Ed Dahab – Lagouira, à l’Est par la République Islamique de Mauritanie et à l’Ouest par l’Océan Atlantique.
Secteurs productifs :
L’économie de cette région repose essentiellement sur le développement des forêts, des pêches maritimes, du tourisme et des mines (phosphates, sel).
Forêts
La superficie reboisée en 1997 a atteint 6.000 hectares (3.000 hectares à Laâyoune et 3.000 hectares à Boujdour).
Agriculture
Les réalisations effectuées par le Ministère de l’Agriculture et du développement rural dans la région ont concerné l’infrastructure d’encadrement, les aménagements hydro-agricoles, la production végétale, l’élevage, la forêt et la protection des ressources naturelles, ainsi que la recherche agronomique.
La superficie agricole utile est estimée à 7.500 ha dont 50 ha irrigués.
Les infrastructures d’encadrement réalisées par le ministère de l’Agriculture et du développement rural sont les sièges des Directions Provinciales de l’Agriculture (DPA), les
Centres de Travaux (CT) ainsi que les logements du personnel.
Les réalisations en matière d’aménagement hydro-agricole concernent essentiellement l’eau d’irrigation des périmètres à partir des forages et puits existants.
Par ailleurs, avec le développement des forages et l’équipement des périmètres irrigués notamment dans la province de Laâyoune, il a été procédé à leur mise en valeur avec introduction d’espèces maraîchères, de luzernes et de plantations fruitières.
Concernant l’élevage, les principales réalisations consistent à l’intensification de la production animale (ovins, caprins et camelins), principale activité agricole de la population, par l’introduction de races performantes. Pour le secteur de développement des forêts et des ressources naturelles, les activités menées dans la région visent essentiellement la lutte contre l’ensablement .
L’élevage :
L’élevage camelin et caprin parfaitement adapté au milieu aride de la région est la principale activité agricole.
Depuis 1976, le secteur a connu une forte croissance puisque le cheptel camelin est passé de 3 000 têtes à 75 683 têtes, et le cheptel caprin : de 30 000 têtes à 200 000 têtes (soit plus de la moitié du cheptel marocain).
Aujourd’hui le secteur produit 1 400 tonnes de viande cameline et plus de 3 000 tonnes de produits laitiers par an (soit 40% de la demande locale) via la coopérative laitière Sakia El Hamra, écoulés sur le marché local.
Des potentialités à exploiter :
Les camélidés. Ce sont d’abord les activités de valorisation des produits de l’élevage qui restent à développer. Le lait de camélidés et ses dérivés, encore distribués de manière confidentielle, méritent sans conteste d’accéder à de plus larges marchés.
L’aviculture. Les premières expériences en aviculture ont donné des résultats satisfaisants malgré les conditions climatiques et naturelles peu favorables.
Le milieu naturel est adéquat pour d’autres niches prometteuses comme l’élevage d’autres espèces : autruches, outardes…
Secteur de pêche maritime :
Longée à l’Ouest par une côte de 520 Km, la région de Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra regorge de richesses halieutiques exploitées par 687 unités de pêche, en plus d’une flotte artisanale de 7000 barques qui s’activent sur ces côtes. Laâyoune, principal port de débarquement enregistre à lui seul, près d’un demi-million de tonnes de poisson débarqué par an, soit la moitié des captures nationales.
Un système de criée en temps réel, reliant les différents marchés, est en cours de test, dotant la filière des outils conformes aux pratiques internationales.
Les industries de transformation
L’industrie de transformation et de valorisation des produits de la pêche occupe une place privilégiée dans l’économie marocaine en assurant 50% des exportations agro-alimentaires et 12% des exportations totales du Maroc. Cette industrie traite près de 70% des captures de la pêche côtière et exporte environ 85% de sa production sur une centaine de pays dans les cinq continents. En 2004, cette industrie a réalisé un tonnage à l’export de 301 631 tonnes pour une valeur de 7,6 milliards de Dirhams.
Le secteur des industries de la pêche regroupe les activités de la conserve de poisson, de la semi-conserve de poisson, du conditionnement à l’export des produits de la mer frais, de la congélation, de la fabrication de farine et huile de poisson et du traitement des algues marines
Le tissu industriel régional regroupe :
- 9 unités de production de farine et huile de poisson
- 15 unités de congélation
- 1 unité de conserve
- 5 fabriques de glace
Des infrastructures modernes :
En vue d’une exploitation rationnelle de ces ressources, les pouvoirs publics ont procédé à la mise en place d’infrastructures portuaires adéquates. Ainsi, les débarquements en produits de pêche sont commercialisés par l’Office National des Pêches au moyen de deux halles aux poissons aux ports de Laâyoune et de Tarfaya.
Le port de Laâyoune
Le port de Laâyoune est situé à 25km de la ville, il connaît actuellement une activité intense qui ne cesse de croître et de toucher à des domaines très variés, à savoir :
- L’exportation du sable vers les îles Canaries.
- L’accostage périodique des pétroliers.
- L’exploitation des richesses halieutiques.
- L’exportation des produits des industries de la pêche.
- Trafic des marchandises.
Le port de Tarfaya
Le port de Tarfaya est situé à 100km au Nord de la ville de Laâyoune. Compte tenu des contraintes d’exploitation liées au phénomène d’ensablement, l’activité du port de Tarfaya se limite actuellement à la pêche.
Toutefois, l’exportation de sable fin et de sel pourrait être développée tant les réserves de ces matières premières sont importantes dans la région.
Tourisme :
Le tourisme est appelée à jouer un rôle dynamique compte tenu de :
- La proximité des deux grands pôles d'attraction touristiques : les Iles Canaries et Agadir
- L’ouverture à court terme de la ligne maritime reliant les îles Canaries à la ville de Tarfaya
- La disponibilité du foncier à des prix encourageants
La région dispose d'un potentiel naturel associant le balnéaire et le désert. En outre, la région jouit d’une richesse paysagère qui consiste en une multitude de oasis, de sebkhas ainsi que les dunes de sables.
Plusieurs zones et sites touristiques se prêtent à accueillir les touristes ainsi que les investisseurs dont notamment : La lagune de Naîla, la cascade de Khoui Nâam, l’oasis de l’Emssièd, Casamar la vallée de Tafoudart, Hammamat Jraifia, …etc.
Secteur minier :
C'est dans le domaine des richesses phosphatières que les recherches sont les plus avancées et ont abouti à leur mise en exploitation. Un certain nombre d'affleurement de niveaux phosphatés ont été mis en évidence à Boucrâa, Imesleguen , Izic , Laabadila ainsi que dans la province de Oued Eddahab.
Cependant les études géologiques ont montré que seul le secteur de Boucrâa, situé à 100km au Sud -Est de Laâyoune, revêtait un intérêt économique immédiat. les réserves mises en évidence dans ce seul secteur sont évaluées à près de 2 milliards de tonnes . Elles ont une teneur de 72 à 75% et ne représentent toutefois que 2 à 3 % des réserves totales du pays qui elles, sont estimées à plus de 60 milliards de tonnes.
Si, à l'heure actuelle, seuls les phosphates font l'objet d'une exploitation industrielle, d'autres richesses exploitables dans un avenir plus ou moins proche ont été inventoriées, telles que le cuivre, le manganèse et le fer qui après le phosphate constitue la principale richesse minière du Sahara marocain.
Potentialités :
La production destinée à l’export ne subit qu’un traitement physique partiel (lavage, séchage et classification) offrant des opportunités pour le développement d’industries de transformation des produits miniers.
Les réserves de sel :
La région dispose de grandes réserves de sel dont la production demeure artisanale. Ces réserves se présentent sous forme de dépressions naturelles appelés Sabkhats. Les principales sabkhats sont celles de Tazgha, Oum Dbaa, Tislatine, Tizfourine et Oum Trais.
Ces réserves se présentent sous forme de dépressions naturelles appelés Sabkhats.
Les principales sabkhats sont celles de Tazgha, Oum Dbaa, Tislatine, Tizfourine et Oum Trais.
Potentialités
La production pourrait être industrialisée et plus raffinée pour répondre aux exigences du marché en terme de qualité
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